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En distanciel, mais essentiel

Publié le : 23 décembre 2020 à 10h54

Episode 01 # Eric LENOIR

Bonjour, en cette fin d'année si particulière, j’espère que tout va pour le mieux pour vous tous. L’art et la peinture ne sont que rencontres : rencontre de l’artiste et de son sujet, rencontre de l’artiste et de son public. Mais de rencontres avec le public et mes amis, il n’y en a plus ou très peu. 

Aussi, pour maintenir le lien avec la communauté voire même contribuer à la faire croître, j’ai décidé de réaliser des interviews d’amis, d'amateurs, de personnalités ayant fait l’acquisition d’une ou plusieurs de mes créations.

Cette démarche vise à présenter une personne et expliquer ce qui l’a motivée à acheter une œuvre. En premier lieu, il s’agira donc de découvrir la personne interviewée, et voir en quoi il y a « résonance » entre cette personne et l'œuvre d’art en question. Le premier à jouer le jeu est Eric LENOIR.

Alors Eric, qui es-tu ?

Question difficile (rire). Je suis de formation scientifique et j’ai travaillé dans des domaines très différents. J’ai exploré l’industrie automobile pendant 15 ans (à travers les services méthodes puis ingénierie numérique chez un constructeur automobile). J’ai découvert ensuite la distribution d’articles de sport pendant 13 ans (en créant puis revendant ma société consacrée au lancement et la commercialisation de produits running). Depuis 2 ans, je me suis tourné vers l’immobilier.

Peux-tu nous rappeler quand nous nous sommes rencontrés ?

Je me souviens très bien des premières rencontres dans les villages expositions organisés au marathon du Mans, et ensuite au semi-marathon de Beaune où nous étions tous les deux exposants. Au Mans, je n’ai pas osé te parler. J’étais très impressionné de rencontrer un artiste. Je crois que c’est une sorte de respect, une sorte de retenue, très ancienne, qui m’empêchait déjà quand j’étais à l’école, de parler à un professeur. Pour moi, le professeur était un être supérieur qui offrait son savoir, et il m’était impossible d’imaginer qu’il puisse avoir une vie à l’extérieur de la classe. Un peu plus tard, c’étaient les journalistes qui m’impressionnaient en diffusant leur connaissance, leurs analyses. A Beaune, tu m’expliquais ton parcours professionnel et artistique. Nous nous trouvions des points communs. Le verrou était débloqué : j’échangeais « naturellement » avec un artiste !

Peux-tu nous dire ce qui a attiré ton attention sur mon travail ?

Je me suis retrouvé dans les tableaux que j’ai découverts. En regardant tes tableaux, j’ai ressenti des émotions éprouvées en course ; j’ai revu des instants que j’avais vécus en tant que coureur ou triathlète. C’est sans doute ce qui m’a le plus attiré.

Quel tableau t’a décidé à franchir le pas et réaliser un acte d’achat ?

Parmi les tableaux que tu présentais régulièrement sur les salons, à l’époque, Chrono-Maître était celui qui me parlait le plus. En clair, il me faisait penser à mon arrivée au Marathon de La Rochelle où je réalisais « mon » exploit : finir le marathon en moins de 3 heures. Contempler ce tableau me fait revivre cette émotion mêlée de satisfaction et de joie. Je revis cette séquence après avoir dépassé la tour de la chaine : un coup d’œil rapide sur ma montre, virage à droite et dernière ligne droite de l’arrivée sur les pavés même s’ils sont cachés sous la moquette. Je ressens l’émotion provoquée par les amis organisateurs des courants de la liberté à Caen qui me prennent dans leurs bras dès la ligne franchie et qui me disent « Tu l’as fait ; tu fais partie de la famille ».

Est-ce que cette décision d’achat a été facile à prendre ?

Pour beaucoup de personnes et moi en particulier, l’acte d’achat d’une œuvre d’art n’est pas un acte quotidien : de ce fait, ce n’est pas un acte ordinaire. La décision d’acheter le tableau a donc été difficile à prendre pour moi. Le prix de l’œuvre, que j’ai trouvé tout à fait raisonnable, m’a aidé à prendre cette décision.

Quelle satisfaction ou bénéfices en as-tu tiré ?

Tout d’abord, j’ai ressenti une certaine fierté à décider de l’acheter. Mais cette satisfaction est fugace, ce qui est le plus important est ce que je retire maintenant de la possession de l’œuvre. Admirer le tableau, et je revis cet instant, ce lieu, cette émotion magique que j’ai déjà décrite. Posséder ce tableau me donne donc l’opportunité de revivre cette situation très positive pour moi lorsque j’en ai envie ou besoin.

Où as-tu installé le tableau ?

Ce tableau m’a suivi dans ma vie professionnelle. Je l’ai installé dans les différents bureaux que j’ai occupés. Aujourd’hui, je l’ai sorti de mon bureau et c’est lui qui accueille nos invités dans notre maison. 

Quels autres tableaux t’ont donné l’envie de faire une nouvelle acquisition ? 

C’est Gebre. A travers ce tableau, je n’ai pas pensé à ma personne mais j’ai bien sûr reconnu cet immense coureur qu’est Haile Gebrselassie. Ici, c’est ta technique mixte qui a retenu mon attention. L’ensemble constitué du visage dessiné d’Haile, les collages retouchés, la ligne bleue constituent, pour moi, un magnifique hommage au champion, idole de tous les marathoniens. Plus que la performance, c’est Hailé, homme admirable, que je vois dans ce tableau. C’est ensuite Runner code 2.0 qui m’a touché. Là c’est plus le travail sur le dépouillement du coureur, le fait de ne révéler que son corps, son attitude, qui a retenu mon attention. Bien sûr, la ligne bleue traversant le corps du coureur est présente et révèle pour moi l’abnégation du coureur lors du marathon. Enfin, Eiffel 42 KM, montre une nouvelle voie pour magnifier un lieu (à travers le dessin stylisé de la tour Eiffel : Paris), une distance mythique (avec une représentation de sa distance : le marathon), et des émotions (représentées par ces taches projetées).

Quelles réflexions tires-tu de ces tableaux ?

Cette période de confinement rend plus difficile les entraînements ; les courses n’ont plus lieu,… Je me rends compte que ces œuvres m’apportent au quotidien un bien-être que j’atteignais généralement lors des entraînements et des courses auxquelles je participais. Ce sont des projecteurs qui renforcent mes repères. L’impression d’être privilégié à pouvoir « profiter » de ces œuvres au quotidien est renforcée.

Qu’as-tu envie de dire aux personnes qui n’ont pas encore fait l’acquisition d’une oeuvre d’art ?

Comme je l’ai dit tout à l’heure, acheter une œuvre d’art n’est pas un acte simple. Cet acte est même difficile pour qui ne s’y est pas préparé. Beaucoup de personnes peuvent considérer cet acte comme futile, déraisonnable et qu’il n’a aucun intérêt. Je pense que ces personnes se trompent. Pour moi acheter une œuvre d’art, c’est se donner l’opportunité de prendre plaisir à la regarder, l’analyser, l’admirer au quotidien. Posséder une œuvre d’art, c’est d’une certaine manière se révéler un peu plus à soi-même, en comprenant ce que génère pour soi l’œuvre d’art indépendamment d’ailleurs de ce qu’a voulu y exprimer l’artiste. C’est donc un privilège pour soi.

Et qu’as-tu envie de dire aux personnes qui n’ont pas encore acheté un « DOGNA » ?

Comme tu portes un regard artistique sur le sport, les sportifs, en premier lieu, me paraissent les mieux à même de trouver matière à résonance dans tes créations. Qu’ils soient marathoniens, triathlètes ; qu’ils soient attirés par les trophées ; qu’ils soient attentifs aux sensations, ou aux émotions, ils trouveront matière à réflexion en fonction de leurs sensibilités. Mais, je pense que tout un chacun, même non pratiquant, pourvu qu’il soit touché par la notion d’effort, de persévérance pourra s’y retrouver également. A tous, je souhaite d’oser franchir le pas : acheter un tableau et ainsi réaliser concrètement son propre cheminement.  

Que penses-tu de cette démarche d’interview ?

Je suis fan de cette idée. C’est le jeu des questions / réponses qui m’a permis de formuler des idées ; engager et approfondir des réflexions que je n’avais pas forcément menées jusqu’à présent.

Un grand merci Eric d’avoir accepté ce jeu de l’Interview .
A très vite enfin... au plus vite en vrai.

 

Nouvelles collaborations

En tant qu'artiste peintre, je suis affilié à La Maison Des Artistes. Celle-ci m'a fait découvrir l'équipe de La Condamine qui donne aux artistes les moyens de se développer. Suite à ces mises en relation, je viens de commencer une jolie collaboration avec l'équipe de The Art Cycle spécialiste d'achat et de location d'œuvres d'art pour les particuliers ou les entreprises.

Nouvelles productions

En attendant de nous retrouver sur l'asphalte et de pouvoir revivre ces moments de fin de course qui nous manquent tant, je vous propose de découvrir en avant-première un de mes nouveaux tableaux "Congratulations".

Congratulations © 2020 V. Dogna

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année,
au plaisir de vous retrouver en 2021.

1 Commentaires

Jean-Michel H.

Bravo pour votre travail

Ecrit le 12/01/2021 à 11h25

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